N° ACR0000111 - Église réformée de la Résurrection

 
Adresse : 11 rue Marmontel
  63000 Clermont-Ferrand
Coordonnées GPS : 45.768608, 3.082695
Coordonnées GPS : 45.768608, 3.082695
Dates Construction : 1961 ; 1966
Date de classement : 2015
Auteur : Marconnet Jean (architecte) ; Guyet dit : Van Guy Yvan (maître verrier) ; Cheynel Jean (peintre) ; Zychla Max (sculpteur)
Patrimoine du 20e siècle

Précision Interet :

Bien qu’inachevée, l’église réformée de Clermont-Ferrand possède une forte présence. Son architecture appartient au courant qui, dans les années 1960, chercha à produire des volumes sculpturaux purs, dynamiques et signifiants. La chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp, conçue par Le Corbusier de 1951 à 1955, inspira profondément cette tendance. De très nombreux édifices cultuels furent construits en France de la fin de la Seconde guerre mondiale au début des années 1970. Tous n’atteignent pas la qualité de l’église imaginée par Jean Marconnet, qui sut trouver un parti et des formes à la fois fonctionnels et symboliques. Même si l’aspect « brut de décoffrage » n’a été voulu ni par l’architecte ni par les commanditaires, il peut aujourd’hui être perçu comme un atout car, à la puissante expressivité des volumes, il ajoute la brutale vérité du matériau.

Description Historique :

Depuis 1827, l’église réformée de Clermont-Ferrand se trouvait à l’angle des rues Sidoine-Apollinaire et Jean-Richepin. L’édifice cultuel avait été reconstruit en 1909-1910 par les entrepreneurs Mège et Verdier. À la fin des années 1950, depuis longtemps jugé insuffisant, il menaçait ruine. Les membres du conseil presbytéral décidèrent de construire une nouvelle église. Il fallut toutefois trouver un autre site, des rues Sidoine-Apollinaire et Jean-Richepin étant frappé d’alignement. Le 27 mai 1960, un terrain d’une superficie de 427 m2 fut acquis rue Marmontel, au sud du centre-ville de Clermont-Ferrand. Les commanditaires lancèrent un concours d’architecture2. Dans un premier temps, quatre-vingt architectes se montrèrent intéressés. Par l’intermédiaire d’un ami du pasteur Alphonse Maillot, Le Corbusier fut même contacté verbalement. Il se déclara prêt à concevoir le projet, mais à condition de disposer d’une totale liberté financière. Évidemment, cette demande fit reculer les membres du conseil presbytéral. Finalement, dix-huit architectes concoururent. Le jury se prononça à l’unanimité en faveur du projet dessiné par Jean Marconnet. L’édifice imaginé par l’architecte nancéien avait été jugé le seul vraiment « chrétien », et il offrait davantage de surface utile. La pose de la première pierre eut lieu le 18 mars 1962, le culte de dédicace se déroula le 27 mars 1966. Le chantier débuta en février 1964 et rencontra de nombreuses difficultés. Le sol marécageux imposa par exemple le renforcement des pieux de fondation. Surtout, les travaux coûtèrent plus de trois fois la somme estimée sur le devis initial. Si les paroissiens se montrèrent très généreux (ils financèrent plus de 85 % du projet), l’édifice demeura tout de même inachevé.

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