N° PM63003041 - tableau : Jésus guérit la fille de la Cananéenne ou Le Miracle de la fille de la Cananéenne

 
Edifice : église Saint-Jean-Baptiste
Emplacement : choeur
  63310 Randan
Image manquante

Informations :

Auteur de l'oeuvre : Desmarais Jean-Baptiste Frédéric (peintre)
Références de publications : Canton de Randan, Clermont-Ferrand, Etude du patrimoine auvergnat, 2003 (Coll. Images du patrimoine) ; Palouzié, Hélène, Redécouvrir un peintre des Lumières : Jean-Baptiste Desmarais (1756-1813), actes du coll. François-Xavier Fabre et son temps, Montpellier, musée Fabre-Université de Montpellier, 31 janv. - 1er févr. 2008, 2009.
Catégorie technique : peinture
Commune forme index : Randan
Copyright : © Monuments historiques, 1993
Année de creation : 1784 (?)
Dénomination : tableau
Dimensions : h = 114 ; la = 147,5
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-27
Date de création de la notice : 2020-03-07
Domaine : Peinture
Date et typologie de la protection : 2020/01/09 : classé au titre objet
Etat : oeuvre restaurée
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
Historique : Cette peinture a été étudiée par J.-F. Luneau et Pierre Curie à l'occasion de l'inventaire du patrimoine mobilier du canton de Randan en 2003. Il est conservé dans l'église depuis une date inconnue. L'église jouxtant le château de Randan, il a pu être donné par l'un de ses propriétaires, peut-être Adélaïde d'Orléans (1777-1847) qui a financé la restauration et l'agrandissement de l'église en 1843 et offert trois vitraux de la manufacture de Sèvres ou encore le roi Louis-Philippe qui a donné à la paroisse un remarquable ensemble d'ornements en soie en 1838. Le format et le thème peu courant de ce tableau à la fin du 18e siècle autorisent une identification avec l'une des toiles ayant concouru pour le Prix de Rome de 1784. Cette année-là en effet, le sujet du concours était la guérison de la fille de la Cananéenne. Plusieurs des tableaux concurrents sont conservés : celui du lauréat, Jean-Germain Drouais, fut un triomphe et se trouve encore à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ; celui de Louis Gauffier est conservé au même endroit car il reçut également un premier prix (esquisse conservée au Louvre) ; celui de Guillaume Guillon Lethière est au musée des Beaux-Arts d'Angers et celui de Victor-Maximilien Potain au musée des Beaux-Arts de Lyon. Restent trois artistes dont deux sont peu vraisemblables. François-Louis Gounod, parce qu'il creva lui-même son tableau en voyant celui de Drouais et Auguste Louis Jean-Baptiste Rivière, portraitiste secondaire de l'entourage d'Elisabeth Vigée-Lebrun dont l'art a peu à voir avec le tableau de Randan. Le dernier peintre possible, Jean-Baptiste Frédéric Desmarais (1756-1813), fait en revanche un candidat assez convaincant. La toile avec laquelle il remporta finalement le Prix de Rome en 1785, Horace tuant sa sœur (Paris, Ecole des Beaux-Arts), propose d'ailleurs une même vision puriste et poussinienne de l'Antiquité, dans une mise en scène théâtrale. Le tableau a perdu son cadre ancien ; il est actuellement présenté avec une simple baguette en chêne moderne.
Identifiant Agregee : OMRF2N
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM63003041&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : toile (support) : peinture à l'huile
Précision sur_l'état : Oeuvre restaurée par Mathilde Papillon entre 2021 et 2022.
Précision_sur la protection : CRPA du 15 décembre 2017. Inscrit au titre objet le 24 mai 2018. CNPA du 3 octobre 2019. Arrêté n°002. Le PV de la CNPA relève le commentaire de M. Brejon de Lavergné qui siterait plutôt l'oeuvre à la fin du XVIIe s. Le personnage de la Canaéenne lui ferait penser à l'esthétique de Le Brun. Il convient de poursuivre son étude.
Précision_sur la representation : La guérison de la fille de la Cananéenne est un des miracles attribués au Christ dans l'Evangile selon saint Mathieu. Une femme cananéenne supplie Jésus de guérir sa fille tourmentée par le démon. L'artiste représente le moment le plus important de l'épisode biblique : Jésus ne répondant pas à sa demande, la Cananéenne se prosterne devant lui en disant : « Seigneur, secours-moi », touché par la foi de cette femme, il accomplit finalement le miracle. Une frise de personnages se déploie sur les deux tiers inférieurs du tableau. Au centre, dans la lumière, la Cananéenne se détache nettement des autres figures. Le Christ, entouré de ses disciples, la regarde et tend son bras dans sa direction, presque au-dessus de sa tête, donnant l'impression que le miracle s'applique à elle alors qu'il s'accomplit par elle. Agenouillée, suppliant Jésus, la main droite sur le cœur, la cananéenne désigne sa fille de la main gauche. La jeune fille « tourmentée » est presque un personnage secondaire. A la marge du tableau, soutenue par une figure féminine, elle se désintéresse de la scène principale et baisse la tête vers un chien situé à ses pieds illustrant ainsi un autre passage de l'Evangile lié au même miracle : « il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». En retrait, la petite fille est cependant dans le faisceau de la lumière qui traverse le tableau en oblique et relie les trois principaux personnages. Le groupe chien-enfant-femme soutenant l'enfant fait le lien entre le spectateur et la scène principale. Malgré l'oxydation du vernis et d'importants chancis, on devine la vivacité des couleurs des vêtements des protagonistes (vert, rose, bleu, ocre et rouge des manteaux) qui rythment elles aussi la composition. Le tiers supérieur du tableau représente un paysage animé d'architectures antiques.
Typologie de la protection : classé au titre objet
Renvoi vers notice Palissy ou Merimée : IM63002198
Siecle de création : 4e quart 18e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Rapport de 2017 de Lionel Sauzade. Rapporteur à la CNPA du 3 octobre 2019 : Pierre-Olivier Bénech.
Statut juridique du propriétaire : propriété de la commune
Titre iconographique : Jésus guérit la fille de la Cananéenne ou Le Miracle de la fille de la Cananéenne
Commune forme editoriale : Randan
Typologie du dossier : dossier individuel