| Catégorie technique : |
orfèvrerie
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| Commune forme index : |
Aubière
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| Copyright : |
© Monuments historiques
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| Dénomination : |
croix de procession
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| Lieu de déplacement : |
lieu de déplacement : Auvergne-Rhône-Alpes, 63, Clermont-Ferrand, cathédrale, trésor
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| Description : |
Âme de bois couverte de feuilles d'argent fondu, martelé, ciselé et repoussé, à motifs de grotesques, rehaussé au croisillon d'un Christ en croix doré sur fond de quadrilobe encadré et enrichi d'une gemme sertie dans une bâte à l'entour tressé, quadrilobes à l'extrémité des bras de la croix destinés à recevoir des médaillons ornés des figures des quatre évangélistes.
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| Dimensions : |
h = 71 ; la = 39 ; pr = 12
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-24
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| Date de création de la notice : |
2020-10-20
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| Domaine : |
Orfèvrerie et autres objets en métal
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| Date et typologie de la protection : |
2020/03/10 : classé au titre objet
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| Cadre de l'étude : |
liste objets classés MH
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| Historique : |
Objet trouvé il y a deux ans dans la sacristie de l’église suite à une opération d’inventaire de la commission diocésaine d’art sacré, son histoire est mal connue. La visite pastorale de 1652 mentionne « une croix de bois couverte (?) de lames d’argent, qui sert à porter aux processions ». L’inventaire de 1906 évoque des crucifix mais de manière trop vague. On a pu retrouver aux archives diocésaines une note du Chanoine Craplet (de 1957 ?), ancien CAOA et chanoine de la cathédrale fondateur de son trésor en 1980, ainsi qu’un relevé des décors l’identifiant de manière certaine. Une autre mention évoque une disparition avant 1967. Elle a été redécouverte dans la sacristie de l’église lors de l’inventaire du mobilier par la CDAS il y a deux ans. Pour ce qui est de la datation, le vocabulaire décoratif, les motifs flammés de la boule à la base de la croix, cette grande maîtrise des techniques et le style d’un gothique finissant mêlé d’influences nouvelles ont durablement irrigué l’inspiration des orfèvres durant une grande partie du 16e siècle et du début du 17e siècle. On pourrait en l’occurrence proposer la toute fin du 16e siècle voire le début du 17e siècle. On peut rapprocher cette croix à celles de Saint Julien de Coppel (16e siècle) et de Saint Cirgues de Jordanne (1598). (extraits présentation CNPA 03/10/2019, Pierre-Olivier Benech, CMH).
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM63003052&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
bois;argent : fondu, martelé, ciselé, repoussé;gemme;argent : doré
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| Précision sur_l'état : |
Certains éléments sont déposés. Probable perte des médaillons ornant l’extrémité des bras de la croix et celle de la hampe.
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| Précision_sur la protection : |
CRPA du 21 juin 2018. 2018/12/20 : inscrit au titre objet. CNPA du 3 octobre 2019. Arrêté n°009.
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| Précision_sur la representation : |
Il s’agit d’une croix de procession sans sa hampe (sans doute perdue). Les bras de la croix se terminent par des quadrilobes dont le centre devait recevoir des médaillons tels ceux conservés à part. Ceux-ci sont ornés des figures des évangélistes et pourraient parfaitement s’insérer au milieu des corolles. Toutefois, la grossièreté de la représentation et la qualité inférieure du métal font douter de leur ancienneté. Un très beau Christ est rapporté sur le croisillon, sur fond de quadrilobe encadré. Le travail des feuilles de métal clouées sur l’âme de bois apparaît extrêmement précieux dans sa déclinaison de techniques sophistiquées telles que la fonte, le martelage, la ciselure ou encore le repoussé. Les éléments dorés ont sans doute été fondus à part et rapportés, tel le Christ mais aussi les balustres, dont seul un exemplaire nous est parvenu à l’angle du bras inférieur. Ce même montant s’enrichit d’une gemme sertie dans une bâte à l’entour tressé. Les feuilles d’argent déclinent des motifs de grotesques (dauphins, têtes d’anges ailées crachant des feuillages et rinceaux) sur leur surface et les quadrilobes entourant la tête du crucifié révèlent des fleurs de lys. Un titulus barrait peut-être le montant supérieur de la croix (trous de fixation). Le modelé du corps du Christ est d’une très grande finesse et d’une grande préciosité. Les détails de son anatomie comme l’expression souffrante du visage sont brillamment retranscrites. Ce modèle est à rapprocher de l’art d’un Germain Pilon (3e quart 16e siècle) ou du type « Convert » défini dans l’ouvrage de Bertrand Bergbauer et Pauline Lurçon. De l’autre côté de la croix, un ange tient un phylactère avec une inscription, désignant probablement Marc l’évangéliste. (extrait présentation CNPA 03/10/2019, Pierre-Olivier Benech, CMH).
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| Typologie de la protection : |
classé au titre objet
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| Indexation iconographique normalisée : |
Christ en croix;Les Évangélistes
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| Siecle de création : |
4e quart 16e siècle
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de la commune
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| Commune forme editoriale : |
Aubière
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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